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3 - La nouvelle Russie devrait susc

Auteur: DePassage
Posté le: 10 Mar 2010, 23:57
3 - La nouvelle Russie devrait susc

Le message de la crise géorgienne


La Russie était en situation de force et pouvait agir unilatéralement
dès qu’elle le souhaitait.

Sitôt la démonstration finie, le président Medvedev remit sur le tapis
sa proposition de nouveau système de sécurité européen.

Les Occidentaux naïfs s’étonnaient de voir la Russie préconiser la
sécurité collective tout en violant de façon flagrante les accords
Medvedev Sarkozy et en marginalisant l’OSCE.

Le raisonnement russe tel que nous venons de le reproduire montre que,
de son point de vue, la position de Moscou était parfaitement
conséquente. Medvedev ne disait pas autre chose lorsqu’il déclarait le
1er octobre 2008 :

« L’ancien ordre mondial s’est effondré et un nouvel ordre mondial est
en train d’apparaître, plus sûr et plus juste.
La preuve en est l’action entreprise par la Russie en août dernier pour
sauver le peuple d’Ossétie du Sud, pour protéger nos concitoyens et les
intérêts de la Fédération russe » (1.)

Ainsi l’action unilatérale de la Russie était l’indice de l’émergence «
d’un nouvel ordre mondial » qu’il était urgent de faire reconnaître par
les Européens.

La politique de « redémarrage » des relations russo-américaines proposée
par le président Obama a été interprétée à Moscou comme l’indice de la
prise de conscience par les Américains de leur faiblesse, et par
conséquent comme une invitation à Moscou à pousser ses pions.

La guerre russo-géorgienne et la crise ont entraîné une évolution de
l’analyse russe, mais pas celle que l’on croit naïvement en Occident.

La crise a été perçue comme une opportunité à ne pas manquer.

D’abord, elle accélérait l’affaiblissement des Etats-Unis et leur
désengagement de « l’étranger proche » de la Russie.

Ensuite, elle a laminé les élites pro-occidentales qui s’étaient
constituées dans les pays de la CEI, et au contraire renforcé les clans
mafieux vivant de la prédation, qui sont d’orientation pro-russe. La
crise présentait donc l’occasion rêvée de restaurer l’influence russe
sur la périphérie déstabilisée par le choc.



(1) Source : Nezavisimaja Gazeta, 29/10/08.

Auteur: dommages collatéraux
Posté le: 11 Mar 2010, 00:35
Re: 3 - La nouvelle Russie devrait susciter l'inqui

On 10 mar, 23:57, DePassage <monadressea...@hotmail,com > wrote:
> Le message de la crise géorgienne
>
> La Russie était en situation de force et pouvait agir unilatéralement
> dès qu’elle le souhaitait.
>
> Sitôt la démonstration finie, le président Medvedev remit sur le tapis
> sa proposition de nouveau système de sécurité européen.
>
> Les Occidentaux naïfs s’étonnaient de voir la Russie préconiser la
> sécurité collective tout en violant de façon flagrante les accords
> Medvedev Sarkozy et en marginalisant l’OSCE.
>
> Le raisonnement russe tel que nous venons de le reproduire montre que,
> de son point de vue, la position de Moscou était parfaitement
> conséquente. Medvedev ne disait pas autre chose lorsqu’il déclarait le
> 1er octobre 2008 :
>
> « L’ancien ordre mondial s’est effondré et un nouvel ordre mondial est
> en train d’apparaître, plus sûr et plus juste.
> La preuve en est l’action entreprise par la Russie en août dernier pour
> sauver le peuple d’Ossétie du Sud, pour protéger nos concitoyens et les
> intérêts de la Fédération russe » (1.)
>
> Ainsi l’action unilatérale de la Russie était l’indice de l’émergence «
> d’un nouvel ordre mondial » qu’il était urgent de faire reconnaître par
> les Européens.
>
> La politique de « redémarrage » des relations russo-américaines proposée
> par le président Obama a été interprétée à Moscou comme l’indice de la
> prise de conscience par les Américains de leur faiblesse, et par
> conséquent comme une invitation à Moscou à pousser ses pions.
>
> La guerre russo-géorgienne et la crise ont entraîné une évolution de
> l’analyse russe, mais pas celle que l’on croit naïvement en Occident.
>
> La crise a été perçue comme une opportunité à ne pas manquer.
>
> D’abord, elle accélérait l’affaiblissement des Etats-Unis et leur
> désengagement de « l’étranger proche » de la Russie.
>
> Ensuite, elle a laminé les élites pro-occidentales qui s’étaient
> constituées dans les pays de la CEI, et au contraire renforcé les clans
> mafieux vivant de la prédation, qui sont d’orientation pro-russe. La
> crise présentait donc l’occasion rêvée de restaurer l’influence russe
> sur la périphérie déstabilisée par le choc.
>
>
>
> (1) Source : Nezavisimaja Gazeta, 29/10/08.


Ces mises en garde n'ont aucun intérêt. Le pôle de puissance
continental qui est capable de foutre dehors les Américains (U$) a
d'ores et déjà la légitimité et ce pôle est la Russie. Si une France
nouvelle participe demain à ce Bloc Continental en gestation ce sera
profitable pour elle-même et pour toute l'Europe. L'Allemagne est
d'ailleurs sur les rangs et de façon plus avancée qu'on ne le croit...




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