Auteur: dommages collatéraux
Posté le: 11 Mar 2010, 00:35
Re: 3 - La nouvelle Russie devrait susciter l'inquiOn 10 mar, 23:57, DePassage <monadressea...@hotmail,com > wrote:
> Le message de la crise géorgienne
>
> La Russie était en situation de force et pouvait agir unilatéralement
> dès qu’elle le souhaitait.
>
> Sitôt la démonstration finie, le président Medvedev remit sur le tapis
> sa proposition de nouveau système de sécurité européen.
>
> Les Occidentaux naïfs s’étonnaient de voir la Russie préconiser la
> sécurité collective tout en violant de façon flagrante les accords
> Medvedev Sarkozy et en marginalisant l’OSCE.
>
> Le raisonnement russe tel que nous venons de le reproduire montre que,
> de son point de vue, la position de Moscou était parfaitement
> conséquente. Medvedev ne disait pas autre chose lorsqu’il déclarait le
> 1er octobre 2008 :
>
> « L’ancien ordre mondial s’est effondré et un nouvel ordre mondial est
> en train d’apparaître, plus sûr et plus juste.
> La preuve en est l’action entreprise par la Russie en août dernier pour
> sauver le peuple d’Ossétie du Sud, pour protéger nos concitoyens et les
> intérêts de la Fédération russe » (1.)
>
> Ainsi l’action unilatérale de la Russie était l’indice de l’émergence «
> d’un nouvel ordre mondial » qu’il était urgent de faire reconnaître par
> les Européens.
>
> La politique de « redémarrage » des relations russo-américaines proposée
> par le président Obama a été interprétée à Moscou comme l’indice de la
> prise de conscience par les Américains de leur faiblesse, et par
> conséquent comme une invitation à Moscou à pousser ses pions.
>
> La guerre russo-géorgienne et la crise ont entraîné une évolution de
> l’analyse russe, mais pas celle que l’on croit naïvement en Occident.
>
> La crise a été perçue comme une opportunité à ne pas manquer.
>
> D’abord, elle accélérait l’affaiblissement des Etats-Unis et leur
> désengagement de « l’étranger proche » de la Russie.
>
> Ensuite, elle a laminé les élites pro-occidentales qui s’étaient
> constituées dans les pays de la CEI, et au contraire renforcé les clans
> mafieux vivant de la prédation, qui sont d’orientation pro-russe. La
> crise présentait donc l’occasion rêvée de restaurer l’influence russe
> sur la périphérie déstabilisée par le choc.
>
>
>
> (1) Source : Nezavisimaja Gazeta, 29/10/08.
Ces mises en garde n'ont aucun intérêt. Le pôle de puissance
continental qui est capable de foutre dehors les Américains (U$) a
d'ores et déjà la légitimité et ce pôle est la Russie. Si une France
nouvelle participe demain à ce Bloc Continental en gestation ce sera
profitable pour elle-même et pour toute l'Europe. L'Allemagne est
d'ailleurs sur les rangs et de façon plus avancée qu'on ne le croit...